"Cabanes en pierre sèche de France" fait parler de lui dans le Midi Libre
"Cabanes en pierre sèche de France" reviewed in the Midi Libre newspaper

Mon amie Christiane Chabert a eu la gentillesse de m'envoyer un article paru dans le Midi Libre en Novembre 2004 pour annoncer la sortie du  livre "[Les] cabanes en pierre sèche de [la] France" (*), que j'ai réalisé en collaboration avec le photographe Dominique Répérant. On trouvera ci-dessous le texte in extenso de cette coupure de presse ainsi que sa traduction en anglais.

Tour de France de pierre sèche en pierre sèche

Les appelez-vous cabane, capitelle, baraque (avec un seul "r"), barraque (avec deux "r"), sabone, borie, casèle, cabanon pointu, loge, oustalet, assousta ? Ou préférez-vous l'un des cinquante autres vocables qui servent à les désigner, de façon savante ou régionale ?

Ces petites constructions de pierre sèche, que l'on trouve dans la campagne française – et pas seulement dans notre Midi – font, de toute façon rêver.

Les auteurs, en s'en expliquant, optent pour le terme générique de cabane. En pierre(s) sèche(s) ou de pierre(s) sèche(s), précisent-ils.

Ces cabanes, donc, rencontrées bien retapées au détour d'un chemin, découvertes un peu effondrées sous un amas de ronces, ou même reconstituées sur un rond-point routier, ces cabanes étonnantes provoquent notre admiration.

Nul ne peut contester, à leur vue, qu'elles sont d'authentiques productions archiecturales. "Elles marient des techniques de construction d'origine rurale (maçonnerie à pierre sèche, c'est à dire sans mortier), à des procédés de franchissement de l'espace (voûte de pierres encorbelées et inclinées, voûte clavée) librement adaptés de l'architecture classique" (**). Architecture rurale, populaire, elles sont d'abord le fruit d'une "architecture sans architecte et anonyme (...), œuvre de paysans ou d'ouvriers auto-constructeurs ou de maçons dont le nom s'est perdu".

Il faut réaliser aussi, que ces cabanes (les auteurs insistent fortement) appartiennent aux Temps Modernes (XVIIe mais surtout XVIIIe et XIXe siècle) et n'ont rien à voir avec l'Antiquité ou la Préhistoire.

Cela posé, cabanes de berger, de vigneron ou de défricheur, ces constructions bâties en pierres, sans toiture, ni fenêtre, ni enduit, gardent un côté mystérieux et fascinant. Elles ont aussi généré tout un monde de passionnés.

Le tour de France que proposent Christian Lassure et Dominique Repérant, de site en site, est une merveille de précision. A lire, vraiment.

(*) Le titre authentique de l'ouvrage est "Les cabanes en pierre sèche de la France", raccourci d'autorité en "Cabanes en pierre sèche de France" par l'éditeur Edisud.

(**) Mon texte parle de "l'architecture savante", ce qui est loin d'être la même chose que "l'architecture classique"...


English version

My friend Christiane Chabert kindly sent me a newspaper cutting of an article published in a November 2004 issue of "Le Midi Libre" about the release of the book "[Les] cabanes en pierre sèche de [la] France" (*) that I co-authored with photographer Dominique Repérant. I enclose here below the full transcript of this review.

 Grand Tour of French Dry Stone Architecture

Do you call them 'cabane', 'capitelle', 'baraque' (with a single 'r'), barraque (with a double 'r'), 'sabone', 'borie', 'casèle', 'cabanon pointu', 'loge', 'oustalet', 'assousta' ? Or would you rather use one of the fifty or so terms that are employed to designate them in erudite parlance or in regional dialects?

It is a fact that these small dry stone constructions – a common sight in the French countryside and not just in the South – catch one's imagination.

The authors explain why they have chosen the generic designation of 'cabane', followed with 'en pierre(s) sèche(s)' or 'de pierre(s) sèche(s)' for precision's sake.

The said 'cabanes', be they a renovated building to be seen at a bend in a road or a crumbling ruin overgrown with brambles, or even a reconstructed affair perched atop a mound at a roundabout, never fail to fire one's imagination.

There is no denying, by the look of them, that these are genuine architectural objects. "They combine building techniques (dry stone, ie mortarless, masonry) and space covering methods (the vault of corbelled and inclined stones, the keystone vault) freely adapted from classical architecture" (**). A manifestation ofrural, folk architecture, they represent essentially an "architecture without architects", an "anonymous architecture" (...) "designed by peasant and worker builders or masons whose names are lost".

Another thing to be grasped is that – as the authors strongly emphasize – the 'cabanes' belong to Modern Times (17th but mainly 18th and 19th centuries) and have no truck with Antiquity of Prehistory.

This said, these 'cabanes', built in stone by shepherds, winegrowers or land clearers, and devoid of roof, windows and rendering, have something mysterious and fascinating about them. And they have generated  a host of adepts.

The Tour of France offered by Christian Lassure and Dominique Repérant, taking us from one site to another, is a marvel of precison. A must-read book, truly!

(*) The book's real title is "Les cabanes en pierre sèche de la France" ('The Dry stone Huts of France), subsequently shortened to "Cabanes en pierre sèche de France" by the publisher.

(**) My original text only refers to "l'architecture savante" (academic architecture),  which is not the same as "l'architecture classique" (classical architecture).


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© Christian Lassure

Le 17 janvier 2005 / January 17th, 2005

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