LA GRANDE CABANE DU CHAMP DE TIR À SAVIGNAC-LES-ÉGLISES (DORDOGNE)

THE LARGE CABANE OF THE SHOOTING RANGE AT SAVIGNAC-LES-EGLISES, DORDOGNE

Texte de Christian Lassure, photos de Francois Véber

© François Véber

© François Véber

© François Véber

© François Véber

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© François Véber

Cette cabane se dresse sur le champ de tir du terrain militaire de la commune de Savignac-les-Eglises en Dordogne. Au 19e siècle, la parcelle était en vigne.

 

La bâtisse se présente sous la forme d'un vaste cylindre (haut. de l'aplomb : 3,46 m, diam. extérieur : 5,10 m, ép. des parois : 0,71 m) coiffé d'un cône rectiligne de lauses, débordant par un larmier (saillie : 18 cm). La hauteur totale avoisine les 6 m.

 

Particularité peu commune, le mur initial a été renforcé sur son pourtour par un contremur à fruit (larg. : 70 cm en bas, 35 cm en haut) qui monte jusqu'à 70 cm du larmier. Manifestement un contrefort rendu nécessaire par la hauteur trop élevée de l'aplomb. Par goût de l'esthétique, le constructeur a arrondi l'amorce du contrefort de chaque côté de l'entrée.

 

Orientée vers le sud-ouest, l'entrée est un rectangle aux dimensions imposantes (haut. : 1,51 m, larg. : 1,04 m). Elle est coiffée d'un linteau taillé à la courbe. Une porte en bois, articulée sur des gonds, la fermait autrefois.

 

Au-dessus de l'entrée, s'ouvre un jour qui donnait quelque lumière à l'intérieur quand la porte était fermée. Plus haut, une fente a été réservée dans la paroi au moyen d'un ingénieux dispositif de clavage formé d'une dalle mince prise en tenailles par deux blocs en forme de coins. Trou d'envol pour des pigeons ?

 

Le plan intérieur est un cercle régulier de 3,97 m de diamètre. A l'amorce de la voûte, à 2,10 m de hauteur, sont visibles les traces de deux poutrelles ayant servi d'échafaudage (deux trous de boulin d'un côté, deux bois sciés à 10 cm du mur de l'autre côté). La voûte culmine à 5,70 m.

 

Deux niches s'ouvrent dans la paroi de part et d'autre de l'entrée.

 

Lors d'un relevé effectué dans la 2e moitié des années 1970, le propriétaire, dans les 70 ans, attribuait la paternité de l'édifice à son arrière-grand-père, ce qui donne 1830-1850 comme date d'édification.

 

Sources :

- François Véber, Etude préliminaire sur les cabanes de Sorges et de ses environs (Dordogne), dans L'architecture rurale en pierre sèche, t. 2, 1978, pp. 15-24;

- Relevé de l'édifice par Serge Avrilleau (1985).


© Christian Lassure

Le 12 octobre 2003 / October 12th, 2003

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